mardi 16 septembre 2008

Présentation

Le Chantier, c’est trop loin, ça commence trop tard, la musique y est inégale et le plancher commence à s'user ...

Mais moi, je m’en fous, j’y vais quand même !

Et pourquoi ?
Parce qu’il y a justement cette force propre au Chantier, cette électricité, ce quelque chose de « malevo » qui en fait le seul lieu vraiment tango de Paris.

Allez, soyons sincères : qui n’a pas eu le trac en arrivant au Chantier ? Au moins la première fois ?

Mais le plus fort, c’est que la première fois qu’on va au Chantier, on est impressionné, puis la deuxième encore, et la troisième, et toujours ! Pourquoi ? Parce qu’il se passe toujours quelque chose. On sera pris dans la lave en fusion de cette maison qui nous reçoit, qui nous reçoit tellement, que jamais elle ne ferme.On sait qu’on a toute la nuit, entière, extensible, chargée en émotions. On va s’énerver, on va être exalté, on va tchatcher, on va danser.
Pas de stress, et comme dit l’autre : « on va danser, on a toute la vie pour danser ». Peut-être pas immédiatement, parce qu’il y a toujours ce problème du nombre de filles / garçons, et puis que certains couples de danseurs sont trop heureux ensemble pour laisser échapper ces moments de dialogues fluides et intenses qu’ils ont réussi à instaurer entre eux. Mais ce n’est pas grave. Et on ira inviter, on bousculera les protocoles, parce que c’est aussi ça l’essence du tango : bousculer les protocoles.

Et sur la piste* du Chantier, c’est cet « encanto » qui a lieu. L’alchimie prend.
Pas sur vous ?
Bueno, repassez donc danser un autre soir, vous verrez !
On n’est pas indifférent au Chantier, tout le monde a une opinion, souvent passionnée, chargée d’expériences, positives ou négatives. Il y a du vécu, du ressenti, de l’amour et de la haine...de la passion quoi ! Eso es bailar con sentimiento ! carajo !


* en plus ce plancher il vient d'être refait à neuf ....

1 commentaire:

Maddalen a dit…

J'adore ce texte! Merci. Maddalen.